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samedi 11 février 2012

Le deuil de l'animal: comment s'y préparer et le traverser

LE DEUIL D'UN ANIMAL : COMMENT S'Y PRÉPARER ET LE TRAVERSER

La vie de nos animaux familiers est toujours trop courte.  Un chien selon sa taille peut vivre en moyenne 10 à 17 ans, un chat 16 à 18 ans. Le perdre peut être une épreuve douloureuse et difficile à supporter. 

A l’annonce de la mort de leur compagnon à 4 pattes, nombre d’entre nous se demandent comment désormais vivre sans lui ?

Les Chroniques de Gaël - Le Deuil
Que l’animal très aimé qui a partagé nos joies et nos peines arrive en fin de vie et s’éteigne doucement ou qu’il meurt brutalement d’une maladie foudroyante empoisonné ou renversé par une voiture, c’est toujours un immense chagrin.

Dans le premier cas les propriétaires ont pu se préparer à cette échéance. Ils savent que la mort fait partie du cycle de la vie, et connaissent bien la trop courte espérance de vie de leur compagnon.

Par contre si la mort est violente, inattendue, que l’animal est très jeune, alors cette disparition est encore plus insupportable et éveille une grande colère, voire le refus de croire à ce qui vient d’arriver.

 Les morts qui nous semblent prématurées sont tout particulièrement bouleversantes et la brutalité d’un décès accidentel n’offre pas la préparation au deuil.

  • L'euthanasie
Pour un animal qui arrive en fin de vie ou dans la dernière phase d’une maladie mortelle, qui souffre trop, se replie sur lui, perd conscience, ne mange plus, ses propriétaires se posent légitimement la question de l’euthanasie pour lui éviter la pire des agonies et couper court à des douleurs insupportables.

Décider que la vie de notre compagnon doit s’arrêter là, est une des résolutions les plus difficiles à prendre. Comment déterminer le degré de souffrance de l’animal, degré à partir duquel il ne sera pas charitable de le maintenir en vie, si ce n’est juste pour différer notre douleur de le perdre.

Nous avons envie de dire à tous ceux qui sont ou seront un jour confrontés à cette terrible échéance, qu’il s’agira de percevoir avec le plus d’honnêteté possible le moment où la souffrance et la détresse auront gagné sur le plaisir de vivre de l’animal. Les pertes de l’appétit, des capacités motrices et de l’intérêt pour l’entourage, l’incontinence massive, les plaintes et gémissements, étant quelques-uns des signes évidents de cette détresse.  

Avec l’avis de son vétérinaire et mis devant l’évidence, on peut alors avec le praticien prendre la lourde décision de lui faire administrer une injection pour « une mort douce». 
Pour ceux qui le souhaitent et peuvent le supporter, il est recommandé d’accompagner courageusement son animal jusqu’au bout. Certaines personnes derrière cette épreuve, gardent ainsi le réconfort de ne pas s’être détournées et d’avoir jusqu’au dernier instant assisté dignement leur compagnon.

  • Un cérémonial est nécessaire
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Se pose alors une dernière question : que faire du corps de l’animal ? Plusieurs solutions sont possibles :

  • le laisser chez le vétérinaire qui prendra les dispositions.
  • l’enterrer dans son jardin à la campagne (à condition de respecter les réglementations : éloignement suffisant de l'habitat, profondeur d'enfouissement et chaux vive)
  • prendre une place dans un cimetière animalier
  • opter pour la crémation individuelle qui permet d’enterrer ou disperser ses cendres dans un endroit aimé. 
Chacun choisira selon sa sensibilité, mais un cérémonial comme enterrer ou faire incinérer l’animal mort peut aider beaucoup le travail du deuil. 
Se renseigner d’avance et parler de ces dernières dispositions à prendre, peut faciliter les choses le moment venu quand on se trouve trop écrasé de chagrin. 

  • Est-il normal d’être déprimé après la perte de son animal ? Combien de temps cela dure t-il ?
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Les effets du deuil et sa chronologie sont trop peu souvent évoqués. Notre société d’aujourd’hui plutôt portée à allonger la vie, préfère ne pas parler de la mort.

Pourtant, le deuil qui est à la fois état et conséquences de la perte d’un être cher est un phénomène normal. Il n’est pas fou d’avoir du chagrin à la perte de l’animal avec qui on a parfois passé 15 ans d’une vie. C’est même notre dernière expression d’amour pour lui et mieux vaut éviter en cette période les personnes qui ne le comprendraient pas.

Il est au contraire réconfortant de pouvoir exprimer son chagrin auprès de sa famille ou d’amis qui peuvent le recevoir. Celui qui peut parler, dire son émotion et pleurer avec les siens est favorisé. Il est important de ne pas se sentir critiqué dans sa douleur mais d’être compris et respecté.  

La meilleure aide pour un endeuillé vient de personnes proches aimant elles aussi les animaux, patientes, indulgentes et sachant simplement écouter sans rien vouloir empêcher de la douleur et des larmes de l’autre. 

Tout le monde ne réagit pas de la même manière, et certaines personnes auront plus ou moins besoin de contacts ou d’intimité.

Le deuil se caractérise par l’humeur dépressive, la perte de l’intérêt pour le monde extérieur, la culpabilité, et peut conduire à une dépression grave. Mais attention à ne pas prendre toutes ces manifestations normales du deuil pour un état pathologique.

À la perte d’un animal très aimé, le chagrin est inéluctable et naturel. C’est l’absence d’affliction qui peut être anormale et doit être repérée par les proches. La personne endeuillée peut aussi nier cette mort et faire comme si l’animal était encore là, or non-dit et refus de la mort diffèrent ou bloquent le deuil.

  • Les différentes phases du deuil
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Le déroulement normal du deuil passe successivement par différentes phases :

  • D’abord le choc : celui qui reste, heurté, secoué dans toutes ses fibres, saisi d’une lassitude écrasante est atteint jusque dans sa santé, perd l’appétit, le sommeil. Émotionnellement perturbé, tour à tour agité il crie sa peine, ou comme anesthésié, silencieux, muré, il gémit livré à des affects d’impuissance, de révolte, de colère, d’abandon, de honte parfois, de culpabilité souvent.
Telle personne se sent coupable de n’avoir pas repéré plus tôt les premiers signes de la maladie et n’avoir pas conduit son chien ou son chat de suite chez le vétérinaire ; telle autre de n’avoir pas prévu le danger qui guettait son compagnon à 4 pattes. S’en prenant à la terre entière « pourquoi est-ce mon chien qui est mort ? », d’autres enragent aussi de la négligence d’un tiers qui a mal refermé le portail du jardin, contre le chauffard qui a renversé leur chat, ou le propriétaire de ce chien qui a brisé la colonne de son chat… Certains rendent responsable le vétérinaire de n’avoir pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver leur animal.

Même celui qui a pu se préparer à son deuil, n’échappe pas à cette phase qui peut être moins violente mais plus insidieuse, et jeter parfois davantage dans la torpeur.

  • Puis vient l’état dépressif : comme soudain coupé des autres, c’est la grande solitude. L’endeuillé est seul à savoir ce que la perte de son animal représente de douleur pour lui. Tout est sombre, chaque geste du quotidien est laborieux, ce qui pourrait le divertir est rejeté, il ne peut être distrait ni déchargé de sa tâche de remémoration des souvenirs communs avec l’animal chéri. Sans plus être très bien capable de s’occuper de lui-même, il a besoin d’être protégé, consolé. Il faut ce temps comme pour tourner à vide… pour accepter peu à peu la réalité, la révolte, la blessure, l’état de fragilité, le déséquilibre qu’a engendré la perte.
Des rêves surviennent, on voit le chien, le chat encore vivant, puis il s’éloigne, s’estompe, s’efface…

  • Enfin avec le temps grand consolateur du deuil, la douleur s’adoucit même si elle se réveille plus ou moins à des occasions anniversaires ou en croisant un autre animal de même race…celui que l’on ne peut plus voir, sentir, caresser va maintenant vivre à l’intérieur de nous. Sa photo nous accompagne, on aime évoquer les bons moments passés en sa compagnie …on sait qu’il n’est plus, mais il reste présent au fond de nous à jamais. On accepte ce passé qui ne sera plus et l’avenir qui ne sera pas avec l’être perdu.
Ce parcours achemine vers la finalisation du deuil, qui laisse enfin la possibilité de reprendre goût à la vie. Ces différentes phases ne sont normalement que passagères, mais par contre si le propriétaire de l'animal mort s’enferme dans l’une d’elle qu’il ne peut terminer son travail de deuil (et même sombrer dans la dépression), là il y aurait lieu de consulter pour trouver de l'aide psychologique.

  • Peut-on parler de la mort aux enfants, et comment ?
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Pour comprendre et accepter, les enfants ont besoin de connaître la vérité. Selon leur âge, la nature et la force du lien qui les unissait à leur compagnon, ils peuvent être plus ou moins troublés ou affectés par sa perte. 

La mort est perçue différemment selon les âges : 
  • Des explications justes mais simples seront suffisantes pour les plus jeunes jusqu’à environ 6 ans. Pour les petits le « plus jamais » n’existe pas encore et il ne sera pas véritablement question de deuil pour eux, mais d’expérience de séparation, de perte qu’il faut veiller à ce qu’elle ne soit pas vécue dans la solitude. C’est la toute chaude présence rassurante des parents qui leur permettra de dépasser l’épreuve sans traumatisme.
  • Les plus grands poseront de nombreuses questions, inutile cependant d’entrer dans des détails qui pourraient les choquer. Par contre, répondre avec clarté aux interrogations fréquentes comme « est-ce qu’il a mal, est-ce qu’il a froid ? » rassure et apaise le jeune. 
Présenter franchement les faits douloureux ainsi que proposer à l’enfant de voir l’animal mort s’il le souhaite, n’est pas choquant pour lui comme beaucoup le croient habituellement. Cela le conduit au contraire à l’acceptation de l’irréversible de cette perte.

De même que l’adulte, il sera aidé dans son travail de deuil s’il peut ensuite fleurir la tombe de son animal, ou savoir où sont ses cendres.

L’enfant qui perd son petit compagnon adoré, voit sa souffrance majorée si les parents font silence sur l’évènement, et ne veulent pas lui laisser vivre la réalité des choses.  

Le sentiment de solitude et d’abandon qui pourrait en résulter, ne ferait que le bloquer dans ce passage pourtant obligé par la souffrance, qui lui permettrait de rompre progressivement les liens avec l’animal perdu.

L’enfant qui éprouve de l’angoisse face à la mort, sera rassuré si vous lui dites que toutes les maladies ou les blessures n’y mènent pas forcément.

Lui dire que l’on a volé son chat ou son chien ou bien qu’il est parti… ne le ferait que développer des scénario faux et angoissants du genre « il est parti parce que je l’ai disputé, est-ce qu’il va revenir ? ». Il pourrait se sentir trahi le jour où inévitablement il apprendra la vérité.

Parce que l’on ne peut jamais soustraire ses enfants aux épreuves de la vie, il ne sert à rien de vouloir les abriter de la mort de leur animal chéri. Cette tentative de se protéger soi-même les empêche de grandir et de se préparer sainement à la vie et aux pertes inévitables qui la jalonnent. 

Il est donc capital que l’enfant puisse dire sa peine à ses parents, extérioriser ses émotions et se sentir accompagné dans son chagrin. Il peut le faire d’autant mieux que les adultes eux-mêmes ne dissimulent pas leur propre peine en lui montrant ainsi qu’il est normal de l’exprimer. 

  • Ne pas négliger les autres animaux de la maison 
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Plusieurs animaux qui cohabitent, tissent entre eux des liens d’attachement. Lorsque l’un d’eux décède, l’autre le cherche et ressent un vide. Il perçoit aussi la détresse de son propriétaire qui le délaisse un peu. 

Dans son chagrin, il ne faut pas oublier celui qui reste et s’efforcer de lui consacrer du temps et lui garder ses habitudes. Faute d’attention, certains petits compagnons de longue date perdent vitalité, ou même se laisse mourir à la suite de la disparition de leur « copain ».

Sans ce nécessaire travail naturel du deuil, aucune relation nouvelle avec un autre ne pourra se nouer sainement. Se précipiter de manière prématurée pour reprendre un compagnon à 4 pattes fait partie de ces vaines tentatives d’échapper à l’incontournable souffrance du deuil qui ne manquera pas de ressurgir un jour dans un moment et des circonstances inattendus.  

C’est également exposer douloureusement « l’animal de remplacement » à des comparaisons sûrement pas toujours à son avantage par rapport au mort idéalisé.

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Ce malheureux « remplaçant » risque fort d’en souffrir, toujours perdant dans cette sorte de compétition inégale. Nié dans ses qualités propres et sa singularité, le nouveau chien ou chat souvent choisi de même race et de même couleur, n’étant là que pour masquer la perte du précédent. 

« ... Jamais ce chien ne pourra dominer, se soumettre, se hiérarchiser, s’enfuir ou se cacher, éprouver un code clair de comportement avec ce maître-là, parce qu’il est à la fois appelé et chassé, attendri et angoissé. » « ... Il ne pourra participer à aucun rituel d’interaction cohérent, puisque dans l’esprit de son maître « il a été mis là pour » évoquer le disparu et souffrir de la comparaison. » Boris Cyrulnik (l’ensorcellement du monde, éditions O. Jacob pages 132 à 141) y expose très bien le drame du « chien de remplacement » toujours victime de troubles du comportement.

Tout animal chéri disparu est irremplaçable. Celui qui lui succèdera pour continuer avec vous un bout du chemin de la vie se montrera capable de vous apporter aussi du bonheur, si après votre deuil, vous savez l’accueillir pour lui-même.


samedi 4 février 2012

Le décès de votre chat

LE DÉCÈS...

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La mort de son animal de compagnie est un moment très douloureux. Malheureusement, la première question à se poser est de savoir ce que l'on peut faire du corps de son animal. En effet, pour des raisons d'hygiène, en France, il y a une réglementation que l'on doit respecter pour se débarrasser du corps de son chat. Il existe différentes solutions détaillées ci-dessous :

 

Le laisser chez son vétérinaire

C'est la solution la plus simple si vous ne tenez pas à récupérer le corps de votre animal. Votre vétérinaire se chargera des formalités à accomplir et vous fera alors régler le prix de l'incinération (ou de l'équarissage dans certains cas bien précis) et prendra en charge le corps.  

 

Le faire incinérer

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Vous pouvez faire pratiquer par une société spécialisée une incinération du corps de votre compagnon. Cette incinération peut être collective, ce qui ne permet pas de récupérer les cendres ; ou individuelle avec récupération d'une urne contenant les cendres. Il est parfois possible d'assister à la crémation. Voir la liste des crématoriums en France dans notre Info Pratique "Cimetières et Crématoriums". Le budget à prévoir est :
  • pour une incinération collective: compter entre 35 euros et 80 euros suivant le poids de votre animal.
  • pour la formule individuelle: il faudra débourser entre 90 euros et 170 euros auquel il faut ajouter le prix d'une urne si vous souhaitez un modéle en particulier (parfois compris dans la prestation de la société d'incinération).  


Lui offrir une sépulture dans un cimetière animalier

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Il existe en France une quinzaine de cimetières animaliers (voir la liste dans notre Info Pratique "Cimetières et Crématoriums"). Ils sont souvent créés par des associations de protection des animaux et gérés par des bénévoles. Les coûts et les modalités de fonctionnement sont variables, il faut donc se renseigner auprès de chacun d'entre eux.  




L'enterrer chez soi

Vous pouvez enterrer votre compagnon chez vous dans votre jardin à condition de respecter un certain nombre de règles :
  • que l'animal pèse moins de 40 kg (donc pas de problème pour un chat),
  • que vous soyez propriétaire du terrain,
  • que ce soit à une distance d'au moins 35 m de toute habitation ou point d'eau,
  • que le corps soit à 1,20 m de profondeur et recouvert de chaux vive avant de remettre la terre dessus.
Pour plus de précisions sur d'éventuelles règlementations spécifiques à votre localité, contactez la mairie de votre domicile.

Le faire enlever par l'équarrisseur

Si vous ne souhaitez pas avoir recours à une des solutions ci-dessus, vous pouvez appeler l'équarrisseur de votre département qui viendra prendre le corps dans les 24 heures. La liste et les coordonnées des équarrisseurs sont disponibles en mairie. Le coût est variable selon les régions, mais se rapproche désormais de plus en plus de celui d'une incinération collective.  

Conclusion

Le choix entre ces différentes solutions dépend essentiellement de votre sensibilité individuelle et de votre budget. En tout état de cause, il est totalement interdit de se débarrasser du corps d'un animal sur la voie publique, dans les ordures ménagères ou à la campagne. Si vous découvrez un cadavre d'animal en vous promenant, ne le touchez surtout pas et prévenez la mairie ou le vétérinaire de la localité la plus proche.


mardi 24 janvier 2012

LE DEUIL DE NOS ANIMAUX

LE DEUIL DE NOS ANIMAUX



Les Chroniques de Gaël - Le Deuil


La mort d’un animal aimé confronte à un chagrin parfois insurmontable
Comment traverser cette période délicate de deuil ?



Un sujet tabou :

Lorsqu’un animal meurt, c’est un deuil, comparable à celui qui se vit lors du décès d’un être humain. Pourtant, la douleur particulière ressentie à la mort d’un animal reste presque un sujet tabou. N’est-ce pas faire preuve de "sensiblerie", dans ce monde où tant d’êtres humains souffrent et meurent ? Pourtant, cette souffrance bien réelle doit être vécue pour ensuite pouvoir être dépassée.


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Mort dans la dignité  -  L'euthanasie  :

Face à un animal malade ou très âgé, l’euthanasie est une option fréquente. Décider d’abréger les souffrances d’un animal aimé n’est pas facile. Une euthanasie est une décision concertée entre le vétérinaire et le propriétaire. L’évaluation de la souffrance de l’animal permet de prendre une décision.

Elle s’impose quand l’animal malade risque l’étouffement, ne peut plus se lever ni bouger, ne vous reconnaît plus, mais aussi quand on estime que son état le rend profondément malheureux (c’est le cas des chats qui n’arrivent définitivement plus à être propres) et là son regard ne vous trompera pas...

Pour prendre la décision, le fait de se mettre à la place de l’animal constitue une aide ; de voir le monde avec ses yeux à lui, afin de vous rendre compte si sa vie lui procure encore du plaisir ou s’il se trouve trop souvent placé dans des situations insupportables. Pour décider du moment opportun d’une euthanasie, le conseil du vétérinaire est précieux. En général, les maîtres qui ont été associés aux décisions tout au long du traitement d'une maladie ou d'un handicap ont moins de difficultés apparentes à accepter l’inéluctable.

Il est préférable de choisir l’euthanasie à domicile pour que l’animal soit auprès de ceux qu’il aime. Autant pour les animaux que pour leurs maîtres, cela permet d’échapper au stress du déplacement et, pour l’animal, de se trouver dans un lieu mal-aimé.


L’acte d’euthanasie doit s’effectuer dans un environnement le plus serein possible. Il est administré à l’ animal un médicament par voie veineuse de façon indolore qui va l’endormir de façon poussée. Très rapidement son cerveau va se déconnecter, puis son cœur va s’arrêter. Le choix est laissé au propriétaire d’assister ou non à l’acte. Il est préférable d’y assister car cela évite de laisser des questions en suspens sur les derniers instants de la vie. Bien souvent, l’euthanasie est alors mieux vécue par les propriétaires.

Après l'euthanasie : c’est un moment très important qui ne doit pas être bâclé. Rester seul avec son compagnon pour lui faire ses adieux. Surtout s’il a été décidé de confier le corps au vétérinaire. La préparation du corps pour l’incinération est ensuite effectuée en dehors de la présence des maîtres, sauf sur demande de ces derniers.

(Il existe aux Etats-Unis des unités de soins palliatifs pour animaux de compagnie pour les propriétaires qui refusent l’euthanasie).



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Les rituels qui aident à faire le deuil  :

Comme pour tout être cher, les rituels aident à dépasser la douleur et faire le deuil, que l'animal ait été endormi ou qu'il ait été victime d'un accident. Enterrer l’animal et fleurir sa tombe, allumer une bougie après sa mort et la laisser se consumer jusqu’au bout, graver son nom sur de belles pierres et les poser sur la terrasse ou dans le jardin, mais aussi simplement se souvenir des bons moments passés ensemble, les évoquer ou les écrire rendent hommage à l’animal et reconnaissent son existence. Une idée originale : planter un rosier et saluer chaque éclosion de fleurs, symbole de vie et de renaissance. Au fil du temps, le deuil permet non pas d’oublier, mais de transformer la douleur en souvenir. Ensuite, il est essentiel de pouvoir parler de sa souffrance ; si vos proches ne sont pas réceptifs, demandez à votre vétérinaire s’il peut vous consacrer un moment. Et contactez les associations d’aide, les lignes d’écoute pour deuils d’animaux, les nombreux forums.


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Comment en parler aux enfants  :

Aussi liés que leurs parents à l'amour porté à l’animal, les enfants font souvent face plus facilement au deuil que les adultes. Pour cela, ils ont besoin de voir, de savoir, de comprendre, d’être avec. Accompagner la fin de l’animal est nécessaire : inutile de faire des cachotteries à l’enfant, qui risque ensuite de remettre en cause la confiance qu’il vous porte. Ne lui cachez pas plus l’état de l’animal, le sort qui l’attend que vos propres émotions. Par contre, il n’est pas forcément souhaitable qu’un enfant assiste à l’euthanasie d’un animal. Mais associez-le aux rituels funéraires : l’enfant peut faire un dessin qu’on enterre avec l’animal ou qu’il posera sur sa tombe, par exemple. Ou bien réciter une petite prière pour l’animal le soir. Quand l’enfant est un ado, soyez vigilant : la perte de l’animal qu’il a connu depuis sa plus tendre enfance peut être très douloureuse. Si vous le voyez ruminer des idées noires, l’aide d’un psychologue peut être utile.
 


* Les superbes dessins à l'encre sont de Danielle BECK
, artiste peintre animalier ; allez découvrir son travail.  *