Affichage des articles dont le libellé est Homéopathie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Homéopathie. Afficher tous les articles

samedi 11 février 2012

Médecines naturelles et vaccination

Médecines naturelles et vaccination
 
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
Si vous avez pris connaissance des articles précédents, vous avez donc retenu que la vaccination était un acte prophylactique souvent indispensable. Malgré tous les progrès effectués par les laboratoires, l'acte vaccinal ne peut jamais être pris à la légère, les réactions vaccinales demeurant assez fréquentes, les accidents vaccinaux graves n’ayant pas disparu, loin s’en faut. Nous allons donc aborder dans ce chapitre comment les médecines naturelles, loin de proposer un refus total et donc sectaire de la vaccination, vont souvent pouvoir prendre en charge la prévention des risques inhérents à la vaccination, et offrir une alternative des plus efficaces à l’allopathie dans le traitement des réactions voire des accidents vaccinaux. Nous ne prendrons en compte que les animaux considérés individuellement, les problèmes liés à la vie en commun, élevages ou chenils, nécessitent une autre approche.

La décision vaccinale
Il nous faut d'abord envisager les divers critères permettant une décision raisonnée de vaccination ou de non-vaccination. L’adepte des médecines naturelles, conscient de la nécessité d’une approche holistique de l’animal, se devra de respecter scrupuleusement toutes les contre indications, qu’elles soient propres au vaccin qui va être effectué, ou propres à la vaccination en général. Ainsi il refusera de vacciner:
  • Les animaux trop jeunes ou débilités par l’âge. En effet ces animaux ont un système immunitaire immature ou déficient.
  • Les femelles affaiblies par la gestation ou l’allaitement.
  • Un animal souffrant d’une affection concomitante, qu’elle soit infectieuse, parasitaire, auto immune, cancéreuse, virale, voire neurologique.
  • Un animal vivant en milieu déjà contaminé, ou devant être introduit trop rapidement en milieu contaminé
  • Un animal ayant déclenché une réaction d’hypersensibilité de type 1 à la précédente séance vaccinale
Le choix d’un protocole vaccinal
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
Depuis le début des années 60, période où la vaccination de nos carnivores domestiques a pris un essor considérable, la vaccination annuelle systématique a été prônée, tant par les laboratoires pharmaceutiques que par les praticiens. Depuis lors, les procédés de fabrication ont fait des progrès considérables, en particulier dans le domaine du génie génétique qui permet, par exemple, de fabriquer des vaccins ne contenant que les fragments viraux responsables du seul déclenchement de la protection vaccinale. C'est le cas des  fragments de protéines de la capsule virale, sans aucune trace d’ADN ou ARN viral par exemple.

De nombreuses études menées tant en Europe qu’au Japon et aux USA, tendent à démontrer que la durée de protection efficace réelle est bien supérieure à ce qu’il était admis jusqu’alors.

Notons que depuis fort longtemps déjà, les rappels pour la maladie de Carré et l’Hépatite de Rubarth chez les chiens ,étaient conseillés seulement tous les deux ans. Toutefois une majorité de vétérinaires, par habitude ou par facilité, les effectuent encore systématiquement tous les ans, en même temps que les vaccins contre la parvovirose et les leptospiroses.

Notons également, que dans certains états des USA, les protocoles vaccinaux ont été modifiés, les rappels n’ayant plus lieu que tous les 3 ou 4 ans selon la valence vaccinale.
Certains praticiens vétérinaires homéopathes, en accord avec les dernières études sur la réponse immunologique aux vaccins couramment utilisés, ont pu proposer un nouveau calendrier vaccinal tel que ci-dessous, sachant qu’il n’est proposé au maître de l’animal qu’après l’avoir informé qu’il ne respecte pas les indications des laboratoires :
  • Vaccinations contre les maladies hautement contagieuses type parvovirose canine : la primo vaccination n'interviendra jamais avant l’âge de 2 mois, pour éviter les compétitions avec les anti corps colostraux, c'est à dire les anti corps du lait maternel absorbés par le chiot lors de la tétée. Le rappel de primo vaccination aura lieu 1 mois plus tard. Un seul rappel annuel au bout de 12 mois.
  • Vaccinations contre les autres maladies infectieuses des carnivores par des vaccins à agents vaccinaux tués ou atténués  présentant une virulence résiduelle très faible :  les rappels annuels auront lieu  tous les 4 ou 5 ans pour les chiens, tous les 6 ans pour les chats.
  • Vaccinations contre les autres maladies infectieuses par des agents à vaccins vivants présentant une virulence résiduelle forte : les rappels annuels auront lieu tous les 6 ans pour les chiens, tous les 8 ans pour les chats
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
Prise en charge homéopathique individualisée du risque vaccinal
Les praticiens vétérinaires homéopathes recommandent la mise en place à chaque séance de vaccin, quel qu’il soit, d’un traitement visant à prévenir ou limiter les risques de survenue d’une réaction vaccinale ou d’en accident vaccinal. Les mesures à respecter sont simples, les remèdes homéopathiques sont peu onéreux et simples d'utilisation. Cette série de mesure permet le plus souvent d'éviter les réactions vaccinales, et la plupart du temps d'atténuer fortement les symptômes de l'accident vaccinale s'il survient malgré tout. Il faut donc envisager :
  • Une mise au repos durant les 48 heures après le vaccin. Il faudra en particulier éviter les voyages, les randonnées, les baignades.
  • Une alimentation hautement digestible et énergétique. Il faudrait si possible distribuer une alimentation ménagère sur quelques jours.
  • Une administration du remède homéopathique adéquat durant 5 jours, à savoir les deux jours précédents, le jour du vaccin et les deux jours suivants. Il pourra s'agir de doses globules en prise unique chez les chiens, de granules ou de solutions orales chez les chats ou les chiots, après avoir dissous ceux là dans de l'eau minérale. Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage " Homéopathie Vétérinaire" au sein de la rubrique Ouvrages électroniques de la boutique
  • Une vermifugation systématique dans les jours qui précèdent la vaccination.
Traitement homéopathique et phytothérapeutique des réactions et maladies vaccinales.
Si malgré les précautions prises, ou en cas d’absence de précautions, l’animal présente une réaction vaccinale anormale dite "vaccine" en homéopathie, voire même un accident vaccinal appelé "vaccinose" en homéopathie, la mise en place d’un traitement curatif associant homéopathie et phytothérapie devra être mis en place au plus vite. Mais pour cela, praticien et maître doivent travailler la main dans la main. Le maître doit être informé de façon à pouvoir déceler  une réaction vaccinale, ou plus grave, un accident vaccinal. Le praticien doit être à même de  pouvoir diagnostiquer " immédiatement" un accident vaccinal afin d'être à même de le traiter au plus vite. Tout traitement différé est préjudiciable et peut mettre en péril le chat ou le chien qui déclare une vaccinose. Ainsi, pourront être envisagées les mesures suivantes :
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
  • Un traitement homéopathique individualisé donc uniciste, car plus spécifique et progressif . Ce seul traitement pourra être observé en cas de vaccine. Vous pourrez nous demander une prescription personnalisée au sein de la rubrique "Prestations en ligne"
  • Un traitement phytothérapeutique de régulation du système immunitaire OU
  • Un traitement en hétéro-isothérapie : il consistera en l'administration de remèdes isothérapiques élaborés à partir de souches vaccinales, selon un protocole adapté au cas. Ce pourra être une administration de l’isothérapique en dilutions croissantes, en 5 CH durant 2 à 3 jours, puis 5 CH durant 2 à 3 jours, puis 7 CH…et ainsi de suite jusqu’à guérison.Ce pourra être encore une administration d’une dose de l’isothérapique en 30 CH en une seule prise dès les premiers symptômes de la vaccine ou de la vaccinose. Ce pourra être enfin une administration de l’isothérapique en dilutions associées, en 5-7-9et 15 CH .
  • La mise en place d'une diététique adaptée, énergétique et appétente.
Dans tous les cas, l’animal devra être suivi jusqu’à guérison totale, une à deux fois par mois, puis de façon plus espacée, de façon à pouvoir, le cas échéant, adapter le traitement homéopathique, phytothérapeutique ou isopathique à l’évolution de la maladie vaccinale. Car celle-ci peut continuer à évoluer à bas bruit durant encore de longs mois et entraîner des baisses de forme, des retards de croissance et bien d'autres séquelles.


Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com


La vaccination: ses risques

La vaccination: ses risques

Les Chroniques de Gaël - Vaccination
En préambule, nous allons affirmer que notre propos n’est pas de décrier la vaccination. Elle a représenté un progrès considérable, permettant d’éradiquer de la surface du globe nombre de maladies redoutables, variole, poliomyélite en médecine humaine, et en médecine vétérinaire de diminuer de façon drastique la fréquence de maladies telles que la maladie de Carré chez les chiens, ou le Typhus chez les chats.

Nous allons en fait présenter brièvement les risques, les accidents plus ou moins graves liés aux vaccins, et tâcher de proposer une approche raisonnée et raisonnable de la vaccination dans le cadre des médecines naturelles animales.

Nous aborderons essentiellement le cas des carnivores domestiques isolés, les problèmes inhérents aux élevages, pensions et autres lieux de concentration demandant d’autres réponses de la part du praticien.

Le pouvoir pathogène résiduel des vaccins
Le mode de préparation des vaccins explique largement l’éventualité de l’existence d’un pouvoir pathogène des vaccins employés en santé humaine et animale.
  • Les vaccins produits à partir de souches virales ou microbiennes utilisent la chaleur ou des substances chimiques pour tuer, dénaturer les agents pathogènes ou atténuer leur virulence.
  • Pour augmenter la réponse vaccinale, des substances appelées adjuvants sont incorporées pour, entre autre, stimuler l’afflux des globules blancs au point d’injection.
  • Les vaccins produits par génie génétique sont constitués uniquement des fractions protéiques immunogènes, éléments de l’enveloppe externe des virus.
Quels sont donc les problèmes inhérents à ces modalités de fabrication :
  • Risques liés à la présence des adjuvants, hydroxyde d’aluminium par exemple, susceptibles d’entraîner des pathologies annexes.Rappelons les cas supposés de sclérose en plaque chez l’homme, ainsi que les réactions d’hypersensibilité au point d’injection de certains vaccins.
  • Risques liés à la présence dans le vaccin d’enzymes et toxines bactériennes si le traitement des souches vaccinales a mal été effectué, car les toxines sont souvent résistantes à la chaleur et à l’inactivation par le phénol ou autres substances chimiques. Ces toxines sont responsables de réactions inflammatoires parfois importantes.
  • Risques liés à la persistance de la virulence pour les vaccins à virus vivants. Certains individus développent une maladie similaire à celle pour laquelle on a voulu les protéger. Les animaux trop jeunes, trop âgés et / ou au système immunitaire défaillant, ne parviennent pas à contrôler la multiplication des virus vaccinaux qui retrouvent une partie de leur pouvoir pathogène.

Vaccins et réaction vaccinale
La réaction vaccinale intervient dans un délai de 48 heures après l’injection, et se caractérise par des réactions le plus souvent bénignes :
  • Réactions générales à composante fébrile, induisant adynamie et perte de l’appétit.
  • Réactions locales au point d’injection avec œdème, prurit et douleur à la palpation.
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
Cette réaction vaccinale, souvent causée par une virulence résiduelle de la souche vaccinale, ou par une réaction induite par les adjuvants, ne doit pas être confondue avec l'accident  vaccinal qui est une conséquence anormale très sévère de la vaccination.

Toute manifestation dépassant les 48 heures après la vaccination, toute altération plus sévère de l’état général, doit amener le maître à conduire son animal en consultation. C’est pourquoi le praticien doit systématiquement informer le maître des conséquences possibles de la vaccination, afin que celui ci puisse agir en toute connaissance de cause.

Pour une simple réaction vaccinale, il serait tentant d’administrer des corticoïdes ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens pour diminuer douleur, fièvre ou inflammation. Malheureusement ceux-ci diminuent la réponse immunitaire et peuvent rendre le vaccin inefficace. Le recours à l’homéopathie et à la phytothérapie, en prévention ou en traitement de ces réactions vaccinales sera souvent d’un grand secours.

Vaccins et accident vaccinal
Contrairement à la réaction vaccinale, l’accident vaccinal peut entraîner pour l’animal vacciné des conséquences redoutables voire fatales. Cet accident vaccinal est également appelé risque vaccinal. Il regroupe tous les problèmes sérieux engendrés par l’acte vaccinal, depuis le choc anaphylactique jusqu’à la maladie vaccinale.
Les principales causes de l’accident vaccinal sont :
  • Une vaccination mal effectuée, un protocole vaccinal non suivi
  • Une vaccination réalisée sur un animal qui ne devait pas l’être
L’accident vaccinal survient très rapidement, toujours au maximum dans les 24 heures.Cet accident vaccinal peut présenter diverses modalités:
Les Chroniques de Gaël - Vaccination
  • Des réactions locales sévères : oedèmes urticariens, abcès volumineux. Ces problèmes peuvent être dus à l'adjuvant, à l'utilisation d'un vaccin trop froid, à une mauvaise asepsie du lieu d’injection.
  • Des maladies vaccinales, dues à la virulence résiduelle du vaccin : l’animal souffre de la maladie contre laquelle on désirait le protéger.
  • Une aggravation d’une infection latente : on vaccine l’animal en phase d’incubation de la maladie contre laquelle on voulait le protéger.
  • Un choc anaphylactique résultant d'une hypersensibilité à un des composants du vaccin, souche vaccinale, adjuvant, résidus toxiniques ou enzymatiques.
  • Un avortement chez une femelle en gestation, ou toute autre maladie résultant du non respect des conditions d'utilisation du vaccin. Citons pour mémoire les vaccins effectués sur des animaux trops jeunes, immuno déprimés comme ceux traités par chimiothérapie.
De tous ces exemples il ressort que l’acte vaccinal n’est jamais anodin, doit être réservé au praticien seul à même de pratiquer sérieusement un examen pré vaccinal et de détecter l’éventuelle apparition d’un accident vaccinal.
Ainsi nous pouvons établir une liste d’animaux ne devant pas être vaccinés :
  • Les animaux ayant déjà manifesté une réaction d’hypersensibilité de type 1 au même vaccin lors d’une séance vaccinale précédente.
  • Les animaux parasités ou porteur d’une maladie infectieuse . Rappelons qu'il ne faut vacciner que les animaux correctement vermifugés
  • Les femelles en gestation, les chiots trop jeunes, les vieux chiens en mauvais état.
  • Les animaux en phase d’incubation ou porteurs sains de la maladie pour laquelle on veut les protéger
  • Les animaux pouvant être en contact rapide avec des animaux malades : la vaccination en milieu infecté doit être évitée, car inefficace et très risquée.
  • Les animaux immunodéprimés, chats porteurs du FIV, animaux sous chimiothérapie anti cancéreuse….
De tout ce qui vient d’être abordé, il nous faut retenir que la vaccination est une méthode de prévention remarquable, mais dont il faut connaître parfaitement tous les effets possibles, de façon à pouvoir les prévenir et les maîtriser au mieux, si nécessaire. Les vaccins fabriqués dans les laboratoires des pays occidentaux offrent une garantie de sécurité des plus importantes : vaccins produits par génie génétique, process de fabrication rigoureux, utilisation d’adjuvants raisonnée…Mais il n’en demeure pas moins que les accidents vaccinaux existent toujours, et que seul le respect par le praticien des indications, contre indications associée à un examen médical rigoureux de son patient permettra d’en diminuer la fréquence. Il vaut toujours mieux surseoir à un vaccin que de déclencher un accident vaccinal toujours grave, parfois fatal !


Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com


Homéopathie et Isothérapie

Homéopathie et Isothérapie

Les Chroniques de Gaël - Isothérapie
L’isothérapie, également dénommée isopathie, peut et doit être considérée comme une branche de l’Homéopathie, même si Samuel Hahnemann les considérait comme une seule et même médecine.En effet, il ne désirait pas différencier le semblable," homeos" en grec, de l’identique " isos" en grec.

Définition et Généralités
L’Homéopathie est fondée sur le célèbre "Simila similibus curantur", autrement dit les semblables sont soignés par les semblables.
L’isothérapie pourrait être définie comme la thérapeutique fondée sur la loi "l’identique est soigné par l’identique". En effet l’isothérapie emploie, pour soigner une affection, le propre agent causal de cette affection après l’avoir dilué et dynamisé à l’instar de tout remède homéopathique.
L’isothérapie s’avère être une méthode thérapeutique d’une remarquable efficacité, d’un abord aisé pour les praticiens même débutants en Homéopathie, mais dont les détracteurs sont nombreux, que ce soit les adversaires acharnés de l’Homéopathie, voire même certains de ses partisans.Nous ne pouvons ainsi que constater et regretter que de nombreux laboratoires aient abandonné la fabrication de remèdes d’isothérapie pour de basses raisons commerciales. De même, il est de nos jours quasi impossible de faire fabriquer des auto vaccins, qui ont rendu tant de services, en particulier en médecine vétérinaire, sous des prétextes de sécurité, mais en fait pour des raisons commerciales. Les auto vaccins faisaient d’ailleurs le lien entre l’homéopathie et l’immunologie.
Les règles de prescription assez floues -autant de praticiens autant de modalités de prescription pourrait on dire- ont contribué à donner du grain à moudre à ses détracteurs. Nous pouvons évoquer trois groupes de modalités de prescription :
  • Certains auteurs préconisent d’administrer le remède isothérapique en une seule dose en 30 CH
  • D’autres auteurs préconisent de trouver empiriquement la bonne dilution , en débutant par de faibles dilutions, puis augmentant de jour en jour les dilutions jusqu’à guérison. Ainsi, l’isothérapique sera administré durant 5 jours en 4 CH à raison de cinq granules deux fois par jour, puis en 5 CH deux fois par jour durant 5 jours, puis en 7 CH….et ainsi de suite.
  • D'autres auteurs , enfin, préconisent l’administration d’un mélange de dilutions. On administrera, par exemple, l’isothérapique en 4-5-7 CH durant 4 jours, puis 9-11-15 CH durant 4 jours….
Historique de l’isothérapie
Les Chroniques de Gaël - Isothérapie
L’histoire de l’isothérapie est intimement liée à celle de l’Homéopathie, de par la philosophie qui a présidé à l’élaboration de leurs axiomes, règles et pratiques, mais également en raison du fait que ces deux médecines ont les mêmes fondateurs. Nombreux furent les homéopathes à s’intéresser à l’isothérapie, Hahnemann le premier, et plus d’un de ses disciples. Nous pouvons citer trois praticiens considérés comme faisant partie de fondateurs de cette discipline :
  • Le Dr Lux, vétérinaire disciple d’Hahnemann, qui fut un des premiers à affirmer que toute infection enfermait dans les matières qu’elle produisait les éléments de sa guérison.
  • Le Dr Hering, médecin américain, qui prépara le célèbre « Psorinum », en étudia la pathogénésie, établissant ainsi une des quatre diathèses de l’homéopathie.
  • Enfin, le Dr Collet, devenu missionnaire dominicain au moyen orient, qui se trouva confronté à une cohorte de malades, sans avoir aucun médicament à sa disposition.
Ce dernier inventa une méthode de prélèvement des sécrétions de ses malades puis de préparation des isothérapiques à partir de ces sécrétions. Il préconisait d'imbiber un coton de pus, d'urine, de sang ou de tout autre prélèvement, puis de le placer dans un flacon d’eau. Cette préparation était ensuite stérilisée, puis subissait une dynamisation par succussions, et enfin une dilution selon la méthode de Korsakov. Enfin, la  dilution obtenue permettait d'imprégner des granules neutres de saccharose. Le Dr Collet se targua d’avoir pu guérir toutes sortes d’affections, infectieuses, parasitaires, métaboliques…
L’isothérapie a poursuivi son développement, et dans les années soixante, la bible de la pharmacie officielle, « La Pharmacopée française », inscrivit et définit officiellement les isothérapiques et biothérapiques.
  • Les biothérapiques sont des médicaments préparés à l’avance à partir d’agents microbiens, de sécrétions pathologiques, de divers tissus animaux ou végétaux, d’allergènes…tous non chimiquement définis. Toutes ces substances sont des "souches pour biothérapiques ".
  • Les isothérapiques sont en fait des biothérapiques préparés de façon extemporanée à partir de souches fournies par le malade ou son milieu environnant, et dont la première dilution doit subir un traitement de stérilisation, le plus souvent par la chaleur.
Les Chroniques de Gaël - Isothérapie
Classification des isothérapiques
On classe les isothérapiques en deux groupes, selon que la souche ayant servi à leur préparation provient du malade, les "auto-isothérapiques", ou provient de l’environnement du malade , les "hétéro-isothérapiques".
  • Les auto-isothérapiques ou isothérapiques endogènes : Tout prélèvement réalisé sur un malade peut devenir une souche isothérapique. Le sang, l’urine, le pus d’un abcès, le mucus expectoré, les squames cutanées, la salive,les agents mycosiques recueillis, les parasites, les calculs biliaires ou rénaux, la liste des substances prélevables et utilisables est infinie.
  • Les hétéro-isothérapiques ou isothérapiques exogènes : Tout prélèvement effectué dans le milieu environnant du malade peut devenir une souche isothérapique. La poussière de maison, l’eau du robinet, les aliments divers, les tissus, les peintures…..On obtient ici des souches spécifiques, contrairement aux souches utilisées par les laboratoires d’allergologie qui sont standardisées.
Une application parmi les plus intéressantes est la préparation d’isothérapiques utilisant les remèdes allopathiques que prend le patient. Ainsi, l’administration d’isothérapiques à partir de ces souches, diminuera-t-elle souvent les effets secondaires de ces médicaments, en augmentant la vitesse d’élimination de leurs métabolites. Une des utilisations les plus connues et ayant démontré une grande efficacité est celle  d’hétéro-isothérapiques préparés à partir de vaccins. De tels isothérapiques permettent d' atténuer les risques et de diminuer l'intensité des  symptômes de la réaction vaccinale, voire même de l'accident vaccinal.

De nombreuses études hospitalières ont mis en évidence l’efficacité de l'isothérapie. Une étude sur l'utilisation d'un isothérapique de Gardenal ND chez des enfants épileptiques recevant ce médicament, a démontré que l'isothérapique permettait une diminution des effets secondaires, en particulier de la somnolence. L'administration d'isothérapiques de Gardénal en 4 CH, puis 9 CH et enfin 15 CH a permis d'augmenter l'élimination urinaire de la substance active sans réapparition des crises épileptiques.
Les Chroniques de Gaël - Isothérapie

Des observations identiques ont été effectuées avec la Depakine ND, autre molécule anti épileptique.
 
De nombreux vétérinaires homéopathes ont prouvé l’efficacité des hétéro-isothérapiques dans le cadre de la maîtrise de la réaction et de l’accident vaccinal chez les carnivores domestiques. Il semble que l'administration d'hétéro-isothérapiques de vaccins contre le FeLV, le Coryza félin et la Panleucopénie infectieuse a permis de diminuer l'apparition des fibrosarcomes dans une population de chats ainsi traités. Rappelons que ce cancer des tissus sous cutanés est favorisé par les vaccinations sous cutanées annuelles.

Nous conclurons donc ce chapitre en affirmant que l’isothérapie est, et demeurera une méthode thérapeutique élégante, efficace, aisée et peu coûteuse. Elle permettra aux praticiens homéopathes d’intervenir dans de nombreux cas où l’allopathie se révèle démunie, en particulier pour tout ce qui touche aux accidents vaccinaux, et plus particulièrement à la maladie vaccinale, la "vaccinose des homéopathes". Mais encore faudrait-il que ces praticiens puissent continuer à pouvoir se fournir en remèdes auprès de laboratoires de plus en plus réticents à en fabriquer. Car la loi européenne interdit désormais de déconditionner les médicaments, ce qui rend quasi impossible, par exemple, de fabriquer des isothérapiques à partir de vaccins.



Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com


L'organothérapie

L'organothérapie

Les Chroniques de Gaël - Organothérapie
Définition
L’Organothérapie est une méthode thérapeutique basée sur l’emploi d’extraits organiques, tissulaires ou glandulaires, dilués et dynamisés comme les remèdes homéopathiques. 

L’Organothérapie prône la théorie selon laquelle une dilution hahnemanienne d’un extrait d'organe interagit sur l’organe homologue pour en modifier le fonctionnement. Autrement dit l’Organothérapie affirme que " l’identique agit sur l’identique ". Réfutons d’emblée l’assertion qui consiste à assimiler Organothérapie et opothérapie. Cette dernière consiste à administrer des extraits glandulaires à dose pondérale, destinés à compenser un déficit de l’organe en cause. Ainsi, pour une insuffisance pancréatique administre-t-on des extraits de pancréas….Pour une insuffisance hypophysaire injecte-t-on des extraits hypophysaires….etc, etc.. De par son mode d'action le médicament opothérapique cesse de faire effet dès que l'on interrompt son administration. Le remède organothérapique, lui, si il a été convenablement utilisé, poursuivra son action bénéfique dans le temps, sans effet rebond, sans effet secondaire. 

De plus, alors que l’opothérapie peut aboutir à des dégâts considérables, telle l’aplasie irrémédiable d’un organe en cas d'administration de doses répétées de son extrait, l’organothérapie n‘engendre aucun effet secondaire. Enfin, reconnaissons que l’organothérapie est une proche parente de l’Homéopathie, mais ne peut être confondue avec elle. En effet, aucune pathogénésie ne peut être conduite en organothérapie. De plus, l'organothérapie demeure la médecine de l'identique alors que l'homéopathie est celle du semblable.

Bref rappel historique
Depuis la nuit des temps, les humains furent confrontés à la maladie. Pour se soigner, ils se tournèrent vers ce qui était à leur disposition dans leur environnement, à savoir les végétaux, leurs proies et même…leurs proies humaines, le temps du cannibalisme n’est pas si lointain ! Raisonnant de façon empirique, nos lointains ancêtres pensaient guérir une impuissance en administrant des poudres à base d’organes reproducteurs de cerfs, rhinocéros ou autres animaux réputés pour leur ardeur génésique…De même, l’absorption d’extraits de muscles était-elle censée donner plus de puissance musculaire. Cette pharmacopée traditionnelle aux effets plus folkloriques que réels, a traversé les siècles, mais a du et pu inspirer les fondateurs de l’organothérapie au XIX siècle, en particulier les disciples d’Hahnemann qui se sont intéressés à toutes les thérapeutiques de l’identique. Souvent les organothérapeutes étaient également des isothérapeutes, ceux qui soignent une affection en donnant l’agent causal en dilution hahnemanienne…..dans les deux derniers cas, « l’identique soigne l’identique », alors que l’Homéopathie est la médecine, non des identiques, mais des semblables.

Présentation des organothérapiques
Les présentations des organothérapiques sont identiques à celles de l’Homéopathie, à savoir Granules, Doses-globules, solutions orales présentées sous forme de Gouttes ou d’Ampoules, Triturations, voire même Suppositoires. La forme suppositoire peut être d’une administration aisée chez le chien, et d’une rapidité d’action intéressante. La forme ampoule, peut permettre une administration oraledes plus faciles, car agissant par voie sub et per linguale : un simple contact avec la muqueuse buccale peut suffire ! Les dilutions sont identiques à celles de l’Homéopathie, à savoir des décimales hahnemanniennes et des centésimales hahnemaniennes. Les dilutions sont en règle générale utilisées jusqu’à la 15° centésimales hahnemanienne, très rarement au-delà.

Les Chroniques de Gaël - Organothérapie
Généralités sur les prescriptions en organothérapie
La prescription d’un organothérapique est fondée sur la règle selon laquelle le degré de dilution va déterminer le type d’action recherchée sur l’organe à soigner, en tenant compte, malgré tout, des variations de sensibilité individuelle.
  • Les basses dilutions , des dilutions décimales et jusqu’à la 4° CH, sont stimulantes pour l’organe
  • Les dilution moyennes, de 5 à 9 CH, sont régulatrices
  • Les hautes dilutions, jusqu’à 15 CH ( parfois même 30 CH ) sont inhibitrices
Souvent l’organothérapie est employée dans le cadre des médecines naturelles en complément des traitements symptomatiques et des traitements de terrain. Elle vient en effet compléter harmonieusement l’Homéopathie et la Phytothérapie dans la prise en charge de certaines affections comme l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance respiratoire, les troubles liés à une dysendocrinie ( infertilité, hyper sexualisme..), les troubles hépatiques, les troubles circulatoires.

Pour conclure, l’organothérapie est une méthode thérapeutique qui offre au praticien une gamme importante de remèdes qui vont agir efficacement sur la plupart des organes, sans risque d’effet secondaire, et qui viendra s’ajouter à l’arsenal thérapeutique des autres médecines naturelles en toute harmonie. Mais le praticien devra avoir été formé à leur emploi, l’automédication pouvant parfois donner des résultats gênants si le remède n’est pas administré à bon escient.


Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com

Le malade en homéopathie

Le malade en homéopathie

Les Chroniques de Gaël - Homéopathie


Dans les deux précédents chapitres nous nous sommes intéressés aux principes premiers de l’Homéopathie et aux remèdes homéopathiques. Sachant que depuis sa création, l’Homéopathie a tâché de classer les malades en diverses catégories, selon leur constitution  et leur terrain, intéressons-nous donc à ces deux notions.



La Constitution
Elle permet de décrire l’architecture générale de l’individu, et reflète en grande partie sa morphologie. Bien évidemment elle dépend du patrimoine génétique de l'individu, mais elle est aussi fortement influencée par les facteurs environnementaux qui contribuent à la modeler durant les premières année de vie. Certes, il serait illusoire de vouloir de force classer un individu dans telle ou telle constitution. Car beaucoup d’individus peuvent présenter des constitutions mixtes, chaque grande constitution jouant en quelque sorte le rôle de repère.
  • La Constitution Carbonique : L’individu carbonique est plutôt bréviligne et rigide, trapu. Les différentes parties de son corps sont de longueurs équivalentes. Plutôt large, sa démarche est souvent lourde, lente. Son tempérament le pousse à la recherche de la tranquillité, à dépenser le moins d’énergie possible. Souvent l’individu carbonique souffre de problèmes liés à l’alimentation et au dérèglement du métabolisme. Diabète, calculs urinaire, arthrose sont des affections fréquentes dans cette constitution. Les principaux remèdes des individus carboniques sont  Calcarea carbonica, Sulfur, Lycopodium. Les Mastiffs, les Bouledogues les Chartreux, par exemple, sont des races souvent décrites comme des races carboniques.

  • La Constitution Phosphorique : L’individu est plutôt longiligne, ses membres sont fins et longs, son thorax est étroit. Ayant tendance à la maigreur et à souffrir d’hyper laxité ligamentaire, son attitude est souvent souple et élégante. Il est fréquemment sujet à la fatigabilité, l’anxiété voire la nervosité. Ses principaux remèdes sont Calcarea phosphorica, Natrum muriaticum, Phosphorus, Sulfur iodatum. Ainsi les Siamois et la plupart des lévriers sont-ils souvent phosphoriques.

  • La Constitution Fluorique : L’individu semble être dysharmonique, voire même asymétrique, souffrant d’une laxité ligamentaire démesurée, de relâchement de divers organes et tissus, en particulier au niveau cutané. Sa démarche est souvent irrégulière, chaotique. Il est fréquemment anxieux, et exprime son anxiété par des réactions exacerbées. Il souffre tout particulièrement d’arthrose et de problèmes vertébraux. Ses principaux remèdes sont Calcarea fluorica, Mercurius, Baryta carb., Argentum nitricum. Ainsi le Pékinois ou le Persan sont-ils souvent fluoriques.

  • La Constitution Sulfurique : L’individu semble harmonieux, les diverses parties de son corps sont équilibrées. Ils sont en général dynamiques mais sans excès. Ils souffrent fréquemment de problèmes suppuratifs ou inflammatoires, comme les dermites eczématiformes, les abcès. Les principaux remèdes sont Sulfur, Sulfur iod. Ainsi les Fox terriers, les chats européens sont ils souvent des sulfuriques.

  • Les Constitutions Mixtes : Ce sont de loin les constitutions les plus fréquentes en médecine vétérinaire. On peut citer les individus Sulfo Carboniques qui ont pour remèdes  Hepar sulf, Calcarea sulf, Natrum sulf….  Le chat Persan, par exemple en est  souvent un exemple. Citons encore  les Sulfo-Phosphoriquesqui ont pour remèdes Sulfur iodatum, Natrum mur……Les Lévriers de grande taille sont souvent classés dans cette constitution.
Le Terrain
Les Chroniques de Gaël - Homéopathie
En écho à une agression, les réponses de l’organisme peuvent varier grandement d’un individu à un autre. Ainsi, face à un même allergène, tel individu allergique va présenter une conjonctivite, tel autre une crise d’asthme, tel autre encore une dermatite eczématiforme. Face à l’adénovirus CAV1, tel chien ne présentera aucun signe, tel autre se contentera d’une simple pharyngite, tel autre aura une hépatite sévère. Chaque individu possède un terrain particulier, ce terrain conditionne ses modalités de réaction face à un agent pathogène. En Homéopathie on parle de "diathèses". Une diathèse est donc l’ensemble des réactions de l’organisme, au niveau local comme général, en réponse à une agression par un agent pathogène, externe à l’organisme, ou en faisant partie. Il existe quatre diathèses reconnues.
  • La Psore , ou " le chien sulfur ". C’est la diathèse la plus fréquente, surtout en médecine vétérinaire. Elle associe l’existence d’éruptions cutanées et de troubles psychiques et comportementaux. Toutes ces manifestations sont sujettes à rechutes épisodiques. La suppression des seuls troubles cutanés, sans tenir compte des autres manifestations, est souvent la source de complications. La constitution la plus concernée est la Carbonique. Les phases de convalescence, quelle que soit l’affection, sont longues. Les principaux remèdes sont : Psorinum, Calcarea carb., Sulfur, Nux vomica….Les races de chiens les plus concernées sont le Fox Terrier, le Loulou, le Chow-Chow, chiens souvent hargneux, irritables, voraces à l’extrême, aimant les sucreries, ayant horreur des bains mais aussi de la chaleur. Chez ces animaux on débute par Psorinum ou par Sulfur en basses dilutions pour éviter les phénomènes d’aggravation " explosifs ".

  • La Sycose , ou " le chien Thuya " . La sycose est une diathèse complexe, regroupant toutes sortes de manifestations liées au stress intense, aux infections ou aux intoxications chroniques, et, chose fréquente, aux réactions vaccinales à court et à long terme. Les sujets sycotiques auront tendance à la dépression, présenteront fréquemment des catarrhes de toutes les muqueuses, des excroissances cutanées comme les verrues. Les remèdes principaux sont : Thuya, Natrum sulf., Silicea, Sepia, Nitricum acidum. Boxer et Danois en sont souvent de bons exemples.

  • La Luèse : cette diathèse associe des irritations cutanées ou internes, des ulcérations, des phénomènes sclérotiques. Les atteintes les plus fréquentes se situent au niveau ostéo articulaire, cutané et au niveau des muqueuses digestives, parfois respiratoires. Les individus ayant ce terrain, sont soit indolents, soit hypernerveux. Les principaux remèdes sont : Nitricum acidum, Aurum, Plumbum, Luesinum. Le chien type Ignatia est souvent proche de cette diathèse, mais, en médecine vétérinaire on ne peut pas strictement les confondre. La race Teckel en est souvent un bon exemple, ainsi que les femelles présentant des lactations de pseudo gestation avec recherche de coins isolés et refus du contact avec les humains.

  • Le Tuberculinisme, ou " le chien Pulsatilla " : Cette diathèse se rencontre plus souvent chez des individus longilignes, sveltes, donc fréquemment dans les constitutions phosphoriques et phospho-fluoriques. L’individu tuberculinique souffre souvent de décalcification, d’amaigrissement, d’asthénie. Très sensible au froid, il présente fréquemment des affections oro-pharyngés, des trachéites, des otites inflammatoires. Au niveau du psychisme, on pourrait dire que c’est un " hypersensible ". Les principaux remèdes sont : Pulsatilla, Natrum muriaticum, Silicea, Calcarea phos. Les races de chiens Setter et Labrador en sont souvent le type, et pulsatilla est fréquemment le remède des chiennes présentant des lactations de pseudo gestation , en particulier des chiennes instables, ne sachant pas " où se mettre ".
Ces quatre grandes diathèses issues directement de pathogénésies réalisées en médecine humaine peuvent être très largement complétées en médecine vétérinaire.

Ainsi peut on, par exemple, parler d’un " type Graphites " regroupant des chiens mous, souvent obèses, ayant tendance à la constipation et aux suppurations cutanées, souvent hypo thyroïdiens , souffrant assez fréquemment d’hypo sexualité. Les races les plus concernées sont les chiens Terre Neuve et les St Bernard.

Les Chroniques de Gaël - Homéopathie
Constitutions, Diathèses et Traitement
Bien évidemment le choix d’un remède homéopathique ne pourra se faire sur la seule base de la constitution et / ou du type de diathèse du malade. Mais elles seront d’un indiscutable secours pour « débroussailler le terrain » et partir à la conquête du Graal, LE remède du malade au sein d’une matière médicale souvent touffue.
  • Le traitement d’une affection aiguë  La recherche du remède va prendre en compte successivement la cause immédiate du problème, puis les symptômes locaux par exemple, pour finir par une étude minutieuse des symptômes réactionnels généraux.

  • Le traitement d’une affection chronique  La recherche du remède se doit, sans doute, d’être encore plus minutieuse, car il faudra trouver un véritable traitement de fond. Il faudra s’intéresser successivement à l’étiologie, autrement dit aux causes de la maladie, puis aux signes liés à la diathèse, puis encore aux signes liés à la constitution, et enfin aux signes généraux qui sont apparus tout doucement durant la vie du patient.
La médecine homéopathique est donc une médecine réactionnelle et relationnelle, nécessitant une connaissance approfondie des lois qui la régissent et de la Matière Médicale Homéopathique.C'est une médecine dont la pratique nécessite rigueur, établissement d’une relation de confiance entre le soignant et le soigné. Pour un vétérinaire homéopathe,cette relation de confiance doit s'établir avec l'animal, mais aussi, bien évidemment, avec son maître, seul à même de parler à la place de celui-ci.

L’auto médication, dans le cas de " petits bobos " ou pour permettre d'attendre une consultation au lendemain d'un jour férié, est possible en homéopathie. Mais cette façon d’aborder l’Homéopathie restera toujours du domaine des conseils, parfois des " recettes de Mère Grand ". Le traitement de fond d’une affection chronique est et restera toujours l’apanage des praticiens homéopathes, car basé sur la recherche et l'utilisation du simillimum, ce qui nécessite savoirs, maîtrise et expérience.



Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com



L'homéopathie en deux mots

L'homéopathie en deux mots

Pour ceux qui n’auraient pas le temps ou le courage de lire les articles de cette rubrique, en particulier les chapitres sur les deux premiers principes de l’homéopathie, nous vous proposons de découvrir ci-dessous sous forme schématique les principes fondamentaux conduisant au choix d’un remède homéopathique

La pathogénésie
Une substance est administrée à un groupe de volontaires sains.
Elle déclenche l’apparition de divers symptômes chez ces individus.

L'étude des symptômes déclenchés par l'administration de cette substance, à dose allopathique c'est à dire pondérale, et selon des dilutions de plus en plus élevées constitue une pathogénésie.

Le malade
Sous l’action d’un agent pathogène, bactérie, virus, problème anatomique, allergène, le malade présente une série de symptômes propres à son affection, les "symptômes pathognomoniques". Il présente d'autres symptômes résultant de sa propre réaction à l'agresseur et qui dépendent de sa "constitution" et de son terrain. Les symptômes les plus significatifs, les plus caractéristiques de cet individu souffrant, sont appelés "symptômes thérapeutiques". Ce sont eux qui permettent au praticien de choisir LE remède pour ce malade.

La loi de similitude
Si les symptômes observés lors des essais sur la substance, la pathogénésie, et ceux observés sur le malade sont, si ce n’est totalement identiques, du moins semblables, cette substance sera LE remède homéopathique de ce malade.

Les matières médicales
Depuis le début du XIX siècle des milliers de pathogénésies ont été effectuées, tant avec des substances végétales, qu’animales ou minérales, et selon des dilutions allant des teintures mères jusqu’aux très hautes dilutions.

Toutes les données recueillies ont été rassemblées dans d’énormes ouvrages dénommés « Matières Médicales Homéopathiques ». Les plus célèbres demeurent « L’Organon » de Samuel Hahnemann, bible des homéopathes mais difficile d’usage et désormais fortement incomplet et la Matière Médicale de Kent, malheureusement en langue anglaise et dont les traductions sont parfois hasardeuses.

Il existe depuis de nombreuses années des Matières Médicales Homéopathiques à usage vétérinaire, appelées Matières Médicales Homéopathiques Santé Animale.

Choix du remède en pratique
Le maître de l'animal malade consulte pour une affection donnée et décrit les symptômes qu'il a pu observer sur son compagnon.

Le praticien homéopathe va constater les symptômes pathognomoniques, c'est-à-dire ceux de la maladie. Puis les symptômes propres à ce malade. Par exemple, en homéopathie vétérinaire, un chien de tempérament hyper excité qui ne se calme que lorsque son maître lui donne des quartiers d’orange ?! Nous avons rencontré nous même ce cas voilà quelques années. Et ce symptôme si particulier nous a permis de trouver le remède pour améliorer grandement les troubles du comportement dont souffrait ce toutou.

Il faut ensuite pouvoir comparer les symptômes de CE malade à ceux déclenchés par une substance active décrite dans une matière médicale.

S’il y a concordance, la loi de similitude permet de considérer cette substance comme LE remède du malade, et cette substance sera administrée à dilution infinitésimale pour éviter les effets néfastes de la substance administrée à dose pondérale, et à la dilution idéale en fonction des besoins.



Dr J-M Nicolaï
La publication des articles du Docteur J-M Nicolaï est rendue possible grâce à ses recherches, son souci de partager ses connaissances pour permettre une vision plus élargie de la santé animal et sans compter son immense amour et dévouement pour les animaux.


COPYRIGHT article écrit par le Dr J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com