L'homéopathie
en deux mots
Pour ceux qui n’auraient pas le
temps ou le courage de lire les articles de cette rubrique, en particulier les
chapitres sur les deux premiers principes de l’homéopathie, nous vous proposons
de découvrir ci-dessous sous forme schématique les principes fondamentaux
conduisant au choix d’un remède homéopathique
La pathogénésie
Une substance est administrée à un groupe de
volontaires sains.
Elle déclenche l’apparition de divers symptômes chez ces individus.
Elle déclenche l’apparition de divers symptômes chez ces individus.
L'étude des symptômes déclenchés par l'administration de cette substance, à dose allopathique c'est à dire pondérale, et selon des dilutions de plus en plus élevées constitue une pathogénésie.
Le malade
Sous l’action d’un agent pathogène, bactérie,
virus, problème anatomique, allergène, le malade présente une série de
symptômes propres à son affection, les "symptômes pathognomoniques".
Il présente d'autres symptômes résultant de sa propre réaction à l'agresseur et
qui dépendent de sa "constitution" et de son terrain. Les symptômes
les plus significatifs, les plus caractéristiques de cet individu souffrant,
sont appelés "symptômes thérapeutiques". Ce sont eux qui permettent
au praticien de choisir LE remède pour ce malade.
La loi de similitude
Si les symptômes observés lors des essais sur la
substance, la pathogénésie, et ceux observés sur le malade sont, si ce n’est
totalement identiques, du moins semblables, cette substance sera LE remède
homéopathique de ce malade.
Les matières médicales
Depuis le début du XIX siècle des milliers de
pathogénésies ont été effectuées, tant avec des substances végétales,
qu’animales ou minérales, et selon des dilutions allant des teintures mères
jusqu’aux très hautes dilutions.
Toutes les données recueillies ont été rassemblées dans d’énormes ouvrages dénommés « Matières Médicales Homéopathiques ». Les plus célèbres demeurent « L’Organon » de Samuel Hahnemann, bible des homéopathes mais difficile d’usage et désormais fortement incomplet et la Matière Médicale de Kent, malheureusement en langue anglaise et dont les traductions sont parfois hasardeuses.
Il existe depuis de nombreuses années des Matières Médicales Homéopathiques à usage vétérinaire, appelées Matières Médicales Homéopathiques Santé Animale.
Choix du remède en pratique
Le maître de l'animal malade consulte pour une
affection donnée et décrit les symptômes qu'il a pu observer sur son compagnon.
Le praticien homéopathe va constater les symptômes pathognomoniques, c'est-à-dire ceux de la maladie. Puis les symptômes propres à ce malade. Par exemple, en homéopathie vétérinaire, un chien de tempérament hyper excité qui ne se calme que lorsque son maître lui donne des quartiers d’orange ?! Nous avons rencontré nous même ce cas voilà quelques années. Et ce symptôme si particulier nous a permis de trouver le remède pour améliorer grandement les troubles du comportement dont souffrait ce toutou.
Il faut ensuite pouvoir comparer les symptômes de CE malade à ceux déclenchés par une substance active décrite dans une matière médicale.
S’il y a concordance, la loi de similitude permet de considérer cette substance comme LE remède du malade, et cette substance sera administrée à dilution infinitésimale pour éviter les effets néfastes de la substance administrée à dose pondérale, et à la dilution idéale en fonction des besoins.
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Dr J-M Nicolaï |
COPYRIGHT article écrit par le Dr
J-M Nicolaï et paru sur son site Phytanimal.com
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